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Dans l'enfer des cabarets de Chicago
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La Voix du Nord

Le théâtre de la Chrysalide présente « Hot jazz » ce week-end au théâtre de Cambrai

Après My fair Lady, le théâtre de la Chrysalide continue dans la veine de la comédie musicale avec Hot Jazz. Chicago, les années trente ...

Il y a cinq ans, Bruno Sentier, metteur en scène du théâtre de la Chrysalide, recevait le texte d'un écrivain belge, Marcel Kervan, Hot Jazz. Chicago, les années trente, un cabaret, une intrigue, des chansons, des danses. “On s'est dit que c'était infaisable”, s'exclame le metteur en scène. Le manuscrit est alors remisé dans un tiroir, presque oublié.

Jusqu'à l'année dernière. La troupe monte alors  My fair Lady, les scènes jouées alternent avec des morceaux chantés. Tout le monde a en tête la comédie musicale Chicago, “ça nous a fait pétiller les yeux, on s'est dit que c'était peut-être la bonne année. On avait des acteurs qui nous donnaient envie de le faire”, raconte Bruno SENTIER.

Le projet un peu fou devient réalité. Les acteurs passent les auditions et répètent tous les midis. La pièce prend forme. Les chorégraphies sont orchestrées par Sophie CIRIER, de la compagnie de danse du même nom, pour leur offrir plus de poids. “C'est un bonheur, s'exclame Clémence, qui, dans la pièce, joue Jézébel, gardienne du cabaret. A travers mon rôle, je chante, je danse ... On ne pouvait pas trouver mieux. »

Un coup d'œil sur les années trente

Bruno SENTIER et Anaëlle COLLIN, qui l'aide à la mise en scène, s'entretiennent régulièrement avec l'auteur lui-même, Marcel KERVAN, par mail et par téléphone. Le Chicago des années trente prend vie sous leurs yeux, “avec notre coup d'œil sur ces années-là”, indique Bruno SENTIER.

A quelques jours de la première, le trac commence à s'emparer des acteurs. “Si on y parvient, ce sera super”, lâche Théophane. “On est toujours beaucoup sur scène”, ajoute Clémence. Sur le plateau, les comédiens se heurtent à un vrai-faux public en costumes qui n'a pas vu la pièce, “pour plus de spontanéité, on verra leur réactions lors de la représentation”, s'amuse le metteur en scène.

La Chrysalide deviendra papillon samedi, lors de la première d'Hot Jazz. Puis tournera la page, pour d'autres aventures théâtrales. “On n'appréhende pas de monter sur scène, corrige Clémence. Mais que ça se termine. Dans un mois, c'est le Bac  et ce sera la fin, on ne fera plus de théâtre. Moi, c'est ça qui me fait peur ...”  Théophane termine en disant : “C'est un peu une famille, la Chrysalide ...

 

J-L.D. - jeudi 5 mai 2005
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