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Chronique
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Un meurtre est-il facile ?

Si c’est la question que se posait Agatha Christie, c’est aussi celle que nous nous sommes posée avant de nous lancer dans l’aventure du Vallon. Est-il facile de monter une comédie policière ? Nous en avions envie depuis quelques années déjà. Mais cela nous faisait peur. Était-ce par manque de courage ou bien faute d’avoir pu rencontrer les acteurs appropriés ? Sans doute un peu des deux. Il nous a surtout fallu un soupçon d’inconscience, voire de folie pour oser monter un tel chef d’œuvre de la littérature policière. Mais ce ne sera pas la première ni la dernière fois. Si le théâtre est l’art de l’éphémère, il nous offre justement ce droit à l’inconscience puisqu’elle est circonscrite par un texte savoureux et parfois même jubilatoire.

 

L’an passé, Hot Jazz nous avait amenés à Chicago dans les années trente. Sous les traits d’Alexandra et d’Anthony, nous y avions fait la connaissance de deux tueurs irlandais. Pourquoi, cette fois, ne pas échanger les rôles en faisant d’Anthony le plus célèbre de tous les inspecteurs ? Le défi nous a rapidement attirés et, comme souvent, la figure d’Anthony dans ce rôle s’est tout naturellement imposée à nous. Dés lors, les autres personnages nous sont venus, les uns après les autres. Il restait un défi à relever : celui du décor. Nous pouvons bien vous faire un aveu : nous avons reculé le plus possible l’échéance fatale, celle où nous devons dire dans quel type de structure nous nous lançons sur scène. La rencontre avec Norbert fut, une fois encore, capitale. Ses idées d’habillage lumineux nous ont véritablement enthousiasmés. Il nous donnait la clé pour enfin pouvoir utiliser toute la scène du théâtre, tout en respectant notre budget. Le soutien “floral” des services municipaux a parachevé notre rêve. En voici le modeste résultat. Nous vous souhaitons autant de plaisir à déguster cette comédie policière que nous avons eu à la monter. C’est dire si vous allez passer une bonne soirée…

Un merci tout particulier à toute l’équipe du Théâtre de Cambrai qui est trop souvent dans l’ombre des coulisses, à Monsieur et Madame CAUDMONT, ainsi qu’à à Claude, à Claire SIMON, à Jean-Marie DEVILLERS et aux services techniques de la ville de Cambrai. Ce spectacle n’aurait pu exister sans vous.

 

 

Anaële COLLIN - 11 mai 2006
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